Pourquoi capitaliser sur vos traductions passées est un enjeu majeur ?

Par Alice Judéaux | 7 mai 2020 Pourquoi capitaliser sur vos traductions passées est un enjeu majeur ?

On parle de datas partout et tout le temps. Et au juste, pourquoi est-ce si important d’utiliser correctement ses datas, notamment quand on parle de traduction ?

Si vous êtes une entreprise exportatrice depuis plusieurs décennies, vous avez sans doute fait traduire des centaines de documents dans diverses langues. Vous ne le savez peut-être pas, mais cet historique de traductions pourrait représenter une source d’économies importantes pour vous !

Comment ? Grâce à ces traductions nous pouvons créer une mémoire et ainsi réduire le coût de vos traductions futures. C’est ce qu’on appelle « faire un alignement de fichiers ».

Nous allons essayer de vous expliquer concrètement comment ça fonctionne.

Qu’est-ce qu’un alignement ?

Il s’agit d’un processus permettant la mise en parallèle d’un fichier source et d’un fichier cible qui se correspondent en tout point, au même format.

Quand on place ces 2 fichiers dans notre outil, le logiciel propose des concordances entre la source et la cible, comme ici :

Ce sont aux traducteurs de valider si ce que propose le logiciel est bien correct.

Pourquoi réaliser un alignement ?

Réaliser un alignement permet de transformer des traductions existantes en segments/unités de traduction à ajouter à une base de données plus communément appelée « mémoire de traduction » pour la créer, l’alimenter ou la mettre à jour.

Ensuite cette mémoire de traduction pourra être utilisée pour vos nouveaux projets.

Double enjeu financier et qualitatif à la clé !

En effet vos factures sont optimisées puisque nous récupérons du contenu déjà traduit qui demandera moins de temps de traitement à nos traducteurs.

En revanche, attention à nous envoyer uniquement des contenus dont la qualité est avérée car nous ne corrigeons pas les contenus que nous alignons. Ce serait beaucoup trop chronophage et onéreux.

Gain qualitatif également, car l’utilisation d’une mémoire de traduction permet de préserver la terminologie d’un projet à un autre. La mise en place d’un glossaire peut également y contribuer.

L’alignement permet donc au traducteur de gagner du temps lorsqu’il traduit un nouveau projet. Comment ça se passe pour lui concrètement ?

L’unité de traduction sera recyclée et suggérée par la mémoire de traduction si le document à traiter contient une unité similaire ou strictement identique à l’une précédemment traduite. Le traducteur ne sera pas contraint de la retaper, mais seulement de la lire, la modifier au besoin et la valider.

Voici la vision du traducteur sur notre outil d’aide à la traduction lorsqu’il travaille sur l’un de vos fichiers :

Comment procède-t-on ?

Nous utilisons nos outils d’aide à la traduction (memoQ ou Studio). Les fichiers sources et cibles sont mis face à face. Le traducteur valide les unités de traductions pour établir des paires. Dès lors que toutes les correspondances sont validées, nos outils enregistrent une base de données que nous utilisons pour créer une mémoire de traduction, l’enrichir ou la mettre à jour.

Ajustement des liens entre les unités de traduction

Unités relues et validées, prêtes à être importées dans la mémoire de traduction

Importation dans la mémoire de traduction (TM)

Quels sont les différents types d’alignements ?

Alignement sans relecture pour créer des correspondances dans la mémoire de traduction :

Parfois les fichiers à réutiliser peuvent être extrêmement volumineux et dans ce cas nous pouvons prendre la décision (avec le client) de ne pas valider l’alignement et d’utiliser vos ressources en guise de documents de référence.

Dans ce cas-là, il n’y aura pas de mémoire de traduction créée à partir de ces documents (ce serait trop risqué !) et le pourcentage de répétitions entre votre nouveau document à traduire et les documents de référence sera moins important. Cela dit cette option peut s’avérer quand même intéressante d’un point de vue financier, surtout si les fichiers sources et cibles sont au même format (par exemple : .docx et .docx) et découpés de la même façon.

L’alignement sera réalisé automatiquement sans contrôle supplémentaire.

L’exemple ci-dessous met en évidence les limites de l’alignement sans relecture, car une seule phrase peut perturber l’intégralité d’un alignement :

Alignement avec relecture :

Lorsque vous savez que du contenu non présent dans le document source a été rajouté dans le document cible, alors il est nécessaire de procéder à une relecture humaine de cet alignement.

Dans un tel cas, le traducteur contrôlera tour à tour les unités sources et cibles et ajustera manuellement les liens pour les faire correspondre les unes aux autres.

Les unités une fois validées sont importées dans la mémoire. Selon les spécificités et les demandes de nos clients, elles seront considérées comme des répétitions exactes (100 %) lors du prochain projet ou bien comme des répétitions partielles (99 %) si le client préfère qu’elles figurent à l’ensemble du contexte lors du prochain projet. Dans ce second cas, le chef de projet applique un pourcentage de pénalité lors de l’import dans la mémoire de traduction.

À noter : il est également possible de créer plusieurs mémoires de traductions à partir de vos contenus, selon leur nature. Ainsi vous pourriez avoir une mémoire « juridique », une mémoire « technique » ou encore une mémoire « marketing » avec des termes traduits de manières différentes selon ces projets.

N’hésitez pas à nous contacter afin de mieux comprendre les enjeux de la réutilisation de vos contenus traduits ainsi que de l’utilisation d’une mémoire de traduction unique au sein de votre entreprise !

Selon les cas, nous pourrons vous offrir cette mémoire de traduction 🙂


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