Confidences de Paula, l’une de nos fidèles traductrices anglaises

Par Shane Hartford | 8 juillet 2022 Confidences de Paula, l’une de nos fidèles traductrices anglaises

Lorsque vous travaillez avec une agence de traduction, les traducteurs sont bien souvent cachés derrière leurs mots. Ils n’ont pas de nom. On les oublierait presque. Vous avez confiance en la capacité de votre agence à faire le bon choix pour traduire votre contenu, mais il est difficile de savoir ce qu’il se passe véritablement en coulisses. Nous avons discuté avec Paula, collaboratrice de longue date et spécialiste de la transcréation et du marketing. Elle nous a décrit le travail nécessaire pour transmettre votre message de la bonne manière à l’international.

Bonjour. Je m’appelle Paula. Je suis traductrice freelance du Français vers l’Anglais, et je travaille avec TradOnline depuis 2013.

Parle-nous un peu de ton métier !

Je suis traductrice depuis 2004. J’ai commencé par être traductrice en interne pour une entreprise de développement de logiciels, puis j’ai décidé que je voulais choisir mes horaires, mes projets et être mon propre patron. Je suis donc devenue freelance, et j’ai pu explorer des domaines intéressants, dans lesquels j’avais de l’expérience, comme la mode, les textiles, la beauté et les cosmétiques, le marketing et la publicité, et je ne regrette rien.

Pourquoi choisis-tu de travailler avec TradOnline ?

J’aime vraiment travailler avec TradOnline.

J’ai fait des centaines, voire des milliers de projets avec eux au fil des années, et ils sont toujours très intéressants et variés. J’ai une très bonne relation avec les chefs de projet. Ils communiquent toujours très bien et répondent rapidement à mes questions ou demandes. Je suis très contente de faire partie de l’équipe.

Quel est le principal point positif/négatif quand on est traducteur ?

Je pense que pour un traducteur, le plus difficile à gérer est la solitude. C’est une profession assez solitaire et je suis une personne assez sociale, donc j’ai parfois du mal avec le fait de ne pas discuter avec des collègues, pour partager mes idées et mes questions. Heureusement, mon mari est assez souvent en télétravail, donc il me sert parfois d’assistant.

Sinon, j’utilise pas mal les forums pour discuter de temps en temps avec d’autres traducteurs.

Le meilleur aspect du métier de traducteur freelance est de pouvoir exercer ma créativité avec des horaires qui me conviennent. Je pense que pouvoir faire ça est un vrai privilège.

Trouves-tu que les différences culturelles ont un rôle important dans la traduction ?

Honnêtement, je pense que les différences culturelles sont une des plus grosses difficultés de la traduction. Un traducteur traduit bien plus que les mots. Il adapte aussi des idées et des sentiments pour une culture différente.

Avant chaque traduction, je prends le temps de réfléchir à la façon dont j’écrirais ça en anglais si je partais de zéro. C’est comme ça qu’on obtient toujours une traduction plus naturelle et idiomatique.

As-tu vu une évolution dans les types de projets que tu reçois ?

Je remarque que ces derniers temps, je reçois plus de projets de transcréation et ça me plait beaucoup. Ils sont complètement à l’opposé des projets de traduction automatique que j’essaie toujours d’éviter. Je pense que la traduction automatique a sa place, mais pas dans du travail créatif.

Pourquoi as-tu décidé de devenir traductrice freelance ?

Je me rappelle clairement de mon premier voyage en France, à 14 ans. J’étais toute excitée et je voulais vraiment communiquer avec les français. Je pense que c’est depuis cet instant que mon histoire d’amour avec la France a commencé, et que j’ai décidé d’axer ma carrière et mes études sur la langue française.

J’ai fait d’autres choses avant de devenir traductrice freelance, notamment pour la Commission Européenne à Bruxelles pendant 10 ans, mais faire le grand saut pour devenir traductrice freelance a été la meilleure décision de ma vie

Est-ce compliqué de travailler avec une équipe française depuis l’Australie ?

Quitter le Royaume-Uni pour l’Australie a été une grosse décision, mais le fait de pouvoir conserver mon travail a facilité ce changement. La traduction est vraiment une carrière sans frontières. Même si j’ai six à sept heures d’avance sur la France, selon la saison, c’est parfois un avantage, parce que je peux travailler sur un projet pendant que les français dorment et le livrer à leur réveil. Je travaille aussi le soir, j’adapte mes horaires pour mieux travailler avec la France. En plus, il fait tout le temps beau. Donc j’ai le meilleur des deux mondes !


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