Comment internationaliser son entreprise ?

Par Alice Judéaux | 3 février 2016 Comment internationaliser son entreprise ?

Vous pensez à internationaliser votre activité? A l’heure de la mondialisation, vous n’auriez pas tort. La conquête de nouveaux marchés pourrait bien étendre considérablement votre terrain de jeu, et vous permettre d’accroître la notoriété de votre entreprise, votre clientèle potentielle, votre chiffre d’affaire et votre rentabilité. Rien que ça! Toutefois cette stratégie n’est pas anodine et demande méthode et réflexion avant de passer à l’action. TradOnline vous éclaire sur les différentes stratégies à adopter pour vous aider à mettre en place votre projet d’internationalisation.

L’internationalisation, qu’est ce que c’est ?

Même si le commerce international ne date pas d’hier, c’est avec la naissance du libre-échange, dans les années 1945, que l’internationalisation a véritablement pris son essor. Internationaliser son entreprise c’est l’introduire sur un ou plusieurs marchés étrangers, en développant ses produits ou services à l’échelle internationale.

Pour quelles raisons internationaliser son activité ?

La stratégie d’internationalisation permet à une entreprise de gagner en compétitivité grâce au développement de son activité. Parfois, les entreprises ont recours à l’internationalisation pour réduire leurs coûts de production, en délocalisant une partie ou l’ensemble de leurs services à l’étranger. L’intérêt étant de bénéficier d’avantages économiques compétitifs (faible coût de la main d’œuvre, flexibilité concernant le droit du travail et la fiscalité, dynamisme économique, baisse des coûts de transport).

Quelle stratégie d’internationalisation adopter ?

La stratégie d’internationalisation à mettre en place doit être déterminée par la structure de votre entreprise, sa taille et vos ambitions. Deux stratégies d’internationalisation s’offrent à vous: l’exportation et la délocalisation.

 

1/ L’exportation

Souvent l’apanage des PME, l’exportation permet à une entreprise de démarrer à l’international de façon progressive. Cette stratégie d’internationalisation va vous permettre de vendre vos produits ou services à l’étranger, sans modifier votre processus de production: vos produits continuent à être fabriqués dans votre pays, sans subir de modification, ni d’adaptation aux marchés étrangers. Il existe deux types d’exportation: l’exportation directe et l’exportation indirecte.

L’exportation directe

Ce type d’exportation vous permettra de vendre votre offre à l’étranger sans pour autant faire appel à des intermédiaires. Vous n’aurez donc pas besoin, par exemple, de participer à des salons et autres opérations commerciales dans le pays d’exportation pour promouvoir votre marque, ou mobiliser des forces de ventes sur le terrain. L’avantage de ce type d’exportation, c’est que vous gardez le contrôle de votre politique commerciale. Vous devrez alors contribuer à l’effort d’approche du marché en constituant un réseau de commercialisation.

L’exportation indirecte

Ce type d’exportation vous permettra de vendre votre offre à l’étranger en faisant appel à des intermédiaires comme des sociétés de commerce international, des courtiers ou des partenariats constitués de groupement d’exportateurs. L’exportation indirecte vous octroie peu de contrôle sur les actions entreprises sur le marché ciblé, en raison de l’absence de contact direct avec vos clients.

Internationalisation d'entreprise

2/ La délocalisation

La délocalisation se caractérise par le transfert d’une partie ou de la totalité des services de l’entreprise à l’étranger pour bénéficier de coûts avantageux sur le territoire. Deux types de localisation existent: la délocalisation coopérative, et la délocalisation dite non coopérative.

La délocalisation coopérative

Si vous optez pour cette stratégie de délocalisation, vous décidez d’implanter votre entreprise dans un pays étranger en collaboration avec un ou plusieurs partenaires (qui peuvent être soit une entreprise non concurrente, soit une entreprise concurrente), avec qui vous partagerez les ressources et les compétences.

La délocalisation non coopérative

Si vous optez pour cette stratégie de délocalisation, vous décidez de vous engager seul sur le marché étranger, en développant votre entreprise à partir de vos propres ressources. Vous pouvez dans ce cas, choisir de vous appuyer sur des établissements déjà existants, ou bien créer une nouvelle structure.

Quelles sont les étapes à respecter pour réussir son internationalisation ?

Avant de vous jeter à l’eau, il est nécessaire de considérer plusieurs facteurs. Que vous ayez opté pour une exportation directe, indirecte, ou pour une localisation coopérative ou non coopérative, la mise en place de l’internationalisation requiert une réflexion en profondeur et un gros travail en amont. Bilan financier, étude de marché, voyages de prospection et communication interne seront les clés d’une réussite à l’international.

1/ Analyse

 

Internationalisation

Ciblez un ou plusieurs pays

Pas d’internationalisation avant d’avoir ciblé un ou plusieurs pays étrangers. Déterminez si votre offre ou votre produit s’adapte à la demande du marché visé en réalisant une étude de marché digne de ce nom, dans le ou les pays ciblés. Le concept d’internationalisation est une réalité, les différences culturelles en sont une autre…

2/ Planification

 

Faites le bilan

Réalisez le bilan financier de votre entreprise et voyez si vos finances sont réellement adaptées à ce genre de stratégie. Vous pouvez vous faire aider par des organismes spécialisés qui vous dirigeront vers un conseiller. Cela vous permettra de garder une certaine objectivité sur votre projet. La société Coface par exemple, est un établissement spécialisé qui accompagne les entreprises dans toutes leurs démarches de développement, tout en les protégeant des aléas professionnels à l’aide d’assurances spécifiques.

Business plan

Allez tâter le terrain

Quel meilleur moyen que celui de se rendre sur le terrain pour prendre en compte toutes ses spécificités ? Un voyage de prospection est donc impératif pour mieux appréhender les enjeux d’une internationalisation. Vous avez des contacts sur place? Bravo, c’est un atout non négligeable qui pourra faire la différence. Si vous êtes à la recherche de réseaux, vous pouvez en faire la demande auprès des Ambassades et Chambres de Commerce.

Réglez les derniers détails

Ne vous embarquez pas dans l’aventure internationale sans vous assurer de la mobilité éventuelle de vos collaborateurs, des méthodes de distribution, des coûts de traduction de vos produits et autres offres, de celui du marketing … Des détails techniques de grande importance à ne surtout pas négliger. N’hésitez pas à nous contacter pour toute information concernant la traduction de vos produits et services, nous sommes à votre disposition pour vous assister dans votre projet d’internationalisation.

3/ Application

 

Internationalisation imminente !

Vous voilà fin prêt pour le grand saut? Avant de passer au concret, une petite check-list s’impose. Elle vous aidera à prendre en compte toutes les étapes intervenant dans la réalisation de votre projet.

  • Mise en place des modalités de financement que vous avez choisies
  • Création juridique de votre nouvelle entité (si tel est le cas)
  • Formation de votre équipe (commerciaux, ressources humaines, communication et traduction)
  • Construction du bâtiment ou localisation de l’outil de production
  • Mise en route et préparation du suivi.

L’internationalisation n’a à présent plus aucun secret pour vous, ou presque! Nous vous souhaitons  de belles réussites professionnelles à l’international et restons à votre disposition pour toute question.

Traduction multilingue

Vous avez besoin d’aide sur votre développement international ? N’hésitez pas à nous contacter, nous sommes là pour vous accompagner dans tous vos projets.


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