Ou comment abandonner la confidentialité de vos traductions sans le savoir !

 

Une fois n'est pas coutume, je suis tombée sur un texte tellement édifiant que je ne résiste pas à vous en fournir un aperçu – les lecteurs qui apprécient l'anglais pourront aller voir l'original (lien en bas de l'article).

Il y a certainement parmi vous des gens qui utilisent Google Translate dans leur processus de travail (si si, levez la main !). Mais avez-vous jamais pris la peine de lire les conditions d'utilisation de Google sur ses services ? L'auteur mentionne 2 points essentiels, que je suis allée rechercher sur le site de Google pour vérifier – attention lisez bien !

11. Licence relative à votre Contenu

11.1 […] En fournissant, publiant ou affichant du contenu, vous accordez à Google le droit permanent, irrévocable, mondial, gratuit et non exclusif de reproduire, adapter, modifier, traduire, publier, présenter en public et distribuer tout Contenu que vous avez fourni, publié ou affiché sur les Services ou par le biais de ces derniers. […]

11.2 Vous admettez que cette licence inclut le droit pour Google de rendre ce Contenu disponible auprès d'autres sociétés, organisations ou individus partenaires de Google pour la mise à disposition de services syndiqués, ainsi que le droit d'utiliser ce Contenu en relation avec la mise à disposition de ces services

En d'autres termes, nous abandonnons tout le droit à la confidentialité des contenus que nous publions via les services Google (note aux gens qui n'utilisent pas Google Translate : cela inclut aussi Gmail, Google Documents, etc).

Tout contenu chargé sur les serveurs de Google via Google Translate est donc dès cet instant réutilisable par l'entreprise pour établir des correspondances. Ceci a d'autant plus d'effet si vous utilisez Google Translate avec des outils d'aide à la traduction comme Trados, ou pire, Google Translation Toolkit. Dans le premier cas, Google a accès au texte source mais sa traduction reste à la discrétion du traducteur (le système ne marche que dans un sens), dans le deuxième cas le texte source et le texte cible sont stockés et potentiellement accessibles par tous.

Une information inquiétante fournie par l'auteur vient de conversations avec ses collègues, où il s'avère qu'ils trouvent parfois des correspondances parfaites entre des unités de texte qui contiennent de l'information propriétaire client (incluant le nom de l'entreprise), ce qui signifierait que quelqu'un quelque part a utilisé Google Translate pour traduire des documents dits "sensibles".

Donc avant de vous lancer, posez-vous ces questions :

  • avez-vous signé une clause de confidentialité avec votre client ? si oui, vous avez l'interdiction de partager la moindre information avec un tiers (et oui, Google est un tiers) ;
  • si ce n'est pas le cas, vous êtes-vous assuré que le client ne voyait pas d'inconvénient à ce que certaines informations soient visibles par d'autres ? 

Vous trouverez l'article complet ici !