C’est un sujet qui touche un grand nombre de nos clients e-commerçants, dont les deux priorités sont de réduire le time-to-market ainsi que le coût global de l’internationalisation de leur site internet.

Dans l’exemple ci-dessous nous évoquerons l’une des solutions qu’il nous est arrivé de proposer à nos clients ayant besoin de faire localiser des contenus volumineux. L’exemple choisi touche au domaine du tourisme.

 

Guide touristique : des contenus volumineux et éphémère

contenus éphémèresLe cas client que je souhaite aborder aujourd’hui est celui d’un créateur de supports touristiques (print et web) qui était jusqu’ici uniquement vendu en français et qui a souhaité se développer sur d’autres marchés.

Après une première évaluation rapide des volumes de contenus et un premier chiffrage pour une traduction 100 % humaine, nous nous sommes rendu compte que le projet ne collait pas avec les contraintes coût/délai de notre client.

Essayez un peu d’imaginer… Vous proposez plus de 700 destinations touristiques et chaque guide comporte en moyenne 300 pages, dont presque la moitié du contenu est renouvelé tous les ans grâce aux contributeurs du monde entier… Je vous laisse imaginer la facture !

Notre challenge ici était donc de proposer une solution économiquement viable à notre client.

Pour ce faire, nous avons opté pour l’automatisation d’une partie de la traduction des contenus.

 

Machine translation : de quoi s’agit-il ?

Sur le marché de la traduction automatique, il existe de nombreux acteurs qui proposent des solutions de traduction automatique.

Mais comment s’y retrouver ?

Déjà, toutes ces entreprises de MT (machine translation) ne fonctionnent pas de la même manière. Certaines ont une technologie uniquement basée sur des statistiques (comme Google translate) alors que d’autres intègrent également un moteur neuronal et un moteur rule-based (basé sur des règles linguistiques).

Par ailleurs, aucun outil gratuit ne permet le respect de la confidentialité des données, c’est pourquoi nous vous recommandons fortement d’opter pour une solution payante.

 

Étude de cas : préconisations

Après étude du projet avec le client, nous déterminons 2 types de contenus :

  • les contenus à faible valeur ajoutée : les témoignages clients ;
  • les contenus à plus forte valeur ajoutée : les contenus touristiques.

Pour la première catégorie, le client a choisi d’opter pour une traduction 100 % automatique, par souci d’économie. Son but ici est uniquement de rendre disponible ce contenu à des étrangers. Si la traduction est sensée, c’est une plus-value pour le client, en revanche si la traduction n’a pas de sens, il n’aura qu’à lire le prochain avis.

Car même si les logiciels de traduction automatique donnent des résultats de plus en plus performants, si le texte source est écrit dans un mauvais français (syntaxe, orthographe, abréviations) le robot n’est plus apte à fournir une proposition de qualité.

Pour ce qui est de la seconde catégorie de contenus, dits « touristiques », le client a opté pour une solution mixte de traduction automatique relue par des traducteurs professionnels. Cette solution a le double avantage d’être économique et de meilleure qualité qu’une traduction automatique pure. En revanche, le résultat n’est tout de même pas identique à une traduction 100 % humaine, tout du moins dans un premier temps. Il est nécessaire « d’entraîner » le moteur de traduction automatique avant d’obtenir des résultats ultra concluants. Cet entraînement nécessite un grand volume de projets afin d’être optimal.

Dans ce cas de figure, nous avons indiqué aux traducteurs que leur relecture devait porter sur la correction des erreurs grammaticales, orthographiques, syntaxiques, terminologique, pour que la totalité du contenu puisse avoir un sens. En revanche, nous leur avons demandé de ne pas s’attarder sur la qualité du phrasé puisque la qualité du style ne faisait pas partie des demandes du client.

À noter : sur un projet de cette ampleur, la mémoire est alimentée en temps réel par les corrections des traducteurs, ce qui permet d’améliorer très nettement la qualité du premier draft fourni par notre outil de TAO.

 

La localisation des contenus : un enjeu stratégique chez notre client

Pour des entreprises dont la valeur ajoutée est scripturale, le coût de localisation peut être exponentiel. C’est pourquoi il est important de trouver une solution adaptée, permettant d’envisager une internationalisation rapide et à moindre coût.

À noter tout de même que ce client s’adresse également à nous pour des projets plus marketing pour lesquels nous n’utilisons pas ce logiciel de traduction automatique. Si la traduction automatique donne des résultats corrects, elle est encore loin de valoir une traduction humaine quand il s’agit de créer un contenu attractif et stylisé. Ces projets sont donc traités à 100 % par des humains, pour un coût au mot bien plus élevé. Mais comme le volume est moindre, le budget reste raisonnable.

Les entreprises sont soumises à des contraintes budgétaires fortes et doivent sans cesse prioriser. L’axe que nous avons travaillé pour ce client consistait à tout faire traduire pour son lancement à l’étranger, avec des degrés de qualité différents.

Dans ces mêmes circonstances, d’autres entreprises choisiront une forte qualité de traduction quitte à réduire le nombre de supports à internationaliser.

Notre rôle est d’apporter une solution unique à chaque entreprise. Pour cela, nous prenons le temps de vous écouter et de connaître vos valeurs avant de vous transmettre nos préconisations.

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