Bien choisir son fournisseur de services de traduction – le comparatif !
WikioLa traduction automatique, les agences de traduction et les traducteurs freelance (ou le Chat, la Belette et le petit lapin)… et les autres !
Aaah le choix cornélien qui s'impose au webmaster qui veut publier son site en chinois, à l'association qui a un mailing à envoyer, au journaliste qui veut diffuser son article à l'étranger, à l'entreprise qui veut sa plaquette commerciale traduite en portugais… Vers qui se tourner ? Quand on baigne dans le monde merveilleux de la traduction cela semble évident, mais quand on s'en approche pour la première fois, on manque de repères.
Alors, chers clients, voici donc un petit tableau récapitulatif (cliquez sur celui-ci pour le voir en plein écran).
Mais pourquoi cette référence à La Fontaine dans le titre ? (je vous encourage à lire cette histoire). Eh bien, il se peut qu'à plus ou moins longue échéance, agences et freelances se voient mangés par le géant "traduction automatique" ! Et deviennent des relecteurs de traductions effectuées par un outil qui devient de plus en plus performant… le débat est ouvert !




Ce n'est pas tout à fait vrai: la plupart des agences de traductions internationales ne sont le plus souvent que des intermédiaires entre leurs clients et des traducteurs indépendants, et n'ont que très peu ou pas de personnel réalisant des traductions en interne. Les responsables de projet chargés de trouver un traducteur indépendant adapté sont parfois eux-mêmes travailleurs indépendants, l'agence fonctionnant presque entièrement par le biais de communications électroniques. L'avantage des agences réside donc plus dans le choix du traducteur en fonction de la traduction et des services de relecture etc. éventuellement proposés.
Bonjour,
Je trouve ce tableau clair et pratique. Il permet au client éventuel de mieux s'y retrouver dans ce labyrinthe qu'est devenu l'univers de la traduction. Je dois reconnaître que, vu de l'extérieur, ce ne doit pas être facile d'arrêter son choix sur le "bon" prestataire, d'autant que, contre toute attente, Internet est loin de simplifier la recherche pour l'utilisateur de traductions, la publicité bassement mercantile, souvent vantarde et abusive, lui compliquant sérieusement la tâche et risquant de l'induire en erreur, erreur qui peut se révéler critique pour son entreprise, son projet ou sa démarche.
Sa priorité doit être la traduction humaine. Elle apporte souplesse, adaptation, compréhension, finesse, élégance… tout ce dont une machine sera toujours dépourvue. Il existe fort heureusement des agences et des professionnels libéraux de qualité. Le bouche à oreille reste de loin la meilleure référence.
J'ai énormément traduit pour Wikipédia avant que des administrateurs absurdes – et des «arbitres» qui essayaient de les dépasser sur ce point – arrivent à m'en dégoûter. Comme je suis retraité, j'ai eu le temps d'utiliser presque toujours une traduction Google et de la comparer attentivement avec l'original. Ma conclusion est que ce texte fourni par la machine peut être utile pour celui qui connaît suffisamment la langue car plus d'une fois j'y ai trouvé une formule plus élégante que celle qui m'était venue à l'esprit, seulement on tombe aussi sur des contresens énormes, comme dans un texte en néerlandais sur la prison norvégienne modèle de Bastøy où «elke werkdag» (i.e. «tous les jours ouvrables») se voit traduit par «chaque semaine». Imaginons donc une entreprise néerlandaise qui veuille faire des économies (à tort ou à raison les gens de ce pays ont la réputation d'être pingres) et qui confie à Google la traduction de sa page Internet où elle annonce que les commandes sont livrées «chaque jour ouvrable»; le client français qui pourrait être intéressé lira que les livraisons auront lieu «chaque semaine» et se dira: «Pas assez rapide, je cherche ailleurs.»
Parler de traduction automatique exacte à 70, 80 voire 99% n'a donc aucun sens: si l'erreur porte sur un point essentiel, c'est l'ensemble du message qui sera mal traduit. Voilà ce qu'il faudrait expliquer aux clients.
Excellent exemple, "Vieux Gustave" !
Devrait figurer parmi d'autres exemples proposés à l'attention des clients sur toute plaquette ou tout site web de traducteur !
Les exemples pratiques, c'est ce qui parle le mieux aux clients.
Bonne semaine,
Catherine
Merci pour cette belle initiative ! Qui mériterait d'être complétée AMHA afin de rendre encore plus service aux clients qui ne savent pas vers qui se tourner et comment :
- faire la distinction entre une agence de traduction (l'écrasante majorité du travail est effectué par des traducteurs indépendants qui travaillent en sous-traitance) et le cabinet ou la société de traduction où l'écrasante majorité du travail est effectué en interne par des traducteurs salariés
- les traducteurs professionnels indépendants ne figurent pas *seulement* dans des bases de données de places de marché (où trouver LA personne qu'il faut est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin…). Outre le bouche à oreille (toujours la meilleure méthode), un prospect peut consulter les annuaires en ligne d'associations professionnelles qui existent dans chaque pays (SFT en France, ATA aux US, ITI au RU, etc.) – sources qui sont quand même plus fiables que les places de marché.
Merci à tous pour ces commentaires ! J'avais effectivement fait quelques omissions que vous avez fort bien corrigées :) J'aime beaucoup l'exemple du Vieux Gustave, comme quelques mots peuvent plomber toute une activité…
@Patricia : à votre avis, les sociétés de traduction avec des traducteurs salariés sont-elles nombreuses ? Ca me semble assez marginal dans le paysage… Mais si je me trompe, sur quels critères la distingue-t-on de l'agence qui travaille avec des indépendants ?
@Aurélie : Ce serait en fait une belle étude de marché à mener que de découvrir le poids des cabinets/sociétés de traduction, et probablement via téléphone puisque les codes NAF usuels (traduction, conseil et gestion, communication) ne font pas le distingo. Dans mon entourage, j'en connais quand même une bonne demi-douzaine, certes à taille humaine.
Quelques critères distinctifs (liste non exhaustive :) ) ?
Avantages cabinet/société:
- traducteur et client en contact direct, sans filtre PM de l'agence (avec tous les avantages que cela engendre)
- pas d'incompatibilité/incohérence fondamentale entre le business model d'une agence et celui d'un traducteur libéral
- temps/coût de gestion de projet réduit (car un intermédiaire de moins)
- typiquement, ces structures sont très spécialisées
Avantages agence :
- lors de très gros volumes/délais courts et de combinaisons de langues importantes
- lors de besoins récurrents (voire quotidiens) de traductions au pied levé 24h/24 (ex pour des services de presse)
Chacun et chaque type de structure a sa place, car le marché de la traduction est pixélisé, hautement différencié et bourré de niches. Le but est que tous ces différents acteurs travaillent en bonne intelligence et dans une optique de coopération !
@ Aurélie et Patricia :
En 2007, les traducteurs internes occupaient 38% des postes contre 28% de chefs de projets. En 2009, il en est tout autrement puisque les chefs de projets représentent désormais près de 45% des postes occupés au sein de l’entreprise.
Le poste commercial n’a pas évolué et reste à 9% de la totalité des salariés. Le poste PAO ne représente que 2,95% des salariés contre 5% en 2007.
Extrait de l'Observatoire de la Traduction 2010 – Année de référence 2009, publié par la Chambre Nationale des Entreprises de Traduction (CNET)
Source : http://www.cnetfrance.org/_doc/observatoire-traduction-2010.pdf
Évidemment, ces chiffres ne concernent que la France, mais ils nous permettent de nous faire une idée. Ces statistiques sont basées sur les réponses de 56 sociétés sur 395 répertoriées par la CNET (soit 14% de retour sur questionnaire).
Bonne soirée
Catherine
Normal
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J'avais signalé le 11 avril (voir plus haut) que Google translate nous traduit le néerlandais elke werkdag, c'est-à-dire tous les jours ouvrables par chaque semaine, ce qui peut avoir des conséquences graves dans une discussion commerciale. Une vérification récente m'a montré qu'on a corrigé, mais le sens reste toujours inexact: la signification que l'on donne maintenant est tous les jours. Donc si vous lisez d'un musée ou autre chose Open: Elke werkdag van 08u30- 12u00 en van 13u30 tot 16u30 vous comprendrez Ouvert: tous les jours de 8:30 à 12:00 et 13:30-16:30. Faites confiance, allez-y le dimanche, et vous trouverez porte de bois. On rectifiera sans doute tôt ou tard, mais cela prouve déjà la naïveté abyssale des «neutralisateurs» de Wikipédia qui exigent pour toute affirmation une garantie universitaire ou assimilée quand il s'agit de constatations dans une réalité essentiellement mouvante.
Soyons sûr que Google trouvera une solution sur ce point, la puissance de ses moteurs de traduction est considérable, mais le nombre des combinaisons linguistiques est infini. Je regarde l'article sur «Schimper, Philipp Wilhelm» dans l'Allgemeine Deutsche Biographie (http://de.wikisource.org/wiki/ADB:Schimper,_Wilhelm_Philipp); on nous apprend qu'après la guerre de 1870 ce grand savant, professeur à l'Université de Strasbourg, behielt die Leitung der städtischen naturhistorischen Sammlung, c'est-à-dire qu'il y a conservé la direction des collections d'histoire naturelle de la ville; or Google nous traduit qu'il a conservé le leadership de la collection d'histoire naturelle en milieu urbain et cette dernière expression, en milieu urbain, nous suggère tout autre chose, qui serait sans doute un anachronisme.
Au risque donc de me répéter, je dis donc encore une fois à nos jeunes de ne pas trop s'inquiéter; la traduction automatique qui n'aura pas besoin d'être minutieusement vérifiée par un humain (lequel devra donc être rémunéré) semble devoir se cantonner pour longtemps dans le domaine de la science-fiction.